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Pouvoir d’achat: la rentrée de septembre pèse sur le budget de plus d’un Français sur deux, à Paris

· Julien Juchereau

Pouvoir d'achat: la rentrée de septembre pèse sur le budget de plus d'un Français sur deux, à Paris

Plus d’un Français sur deux dit devoir se serrer la ceinture à l’approche de la rentrée de septembre. Fournitures scolaires, réabonnements, dépenses d’installation, énergie, la liste s’allonge et le budget ne suit pas. Résultat, une partie des achats est reportée ou annulée.

Le phénomène dépasse le seul panier de fournitures. Septembre concentre des dépenses récurrentes et des dépenses de reprise, parfois en même temps qu’un loyer, un dépôt de garantie ou un déménagement pour les étudiants. Dans ce contexte, la perception d’un retour de la hausse des prix pèse sur les arbitrages, avec un sentiment diffus de fragilisation du pouvoir d’achat.

La rentrée agit comme un test grandeur nature. Elle révèle qui peut absorber un choc de dépenses, et qui doit couper ailleurs. Et après? Les arbitrages pris en septembre s’étirent souvent sur l’automne, surtout quand l’énergie remonte et que la croissance ralentit.

En chiffres
56 %
Français disant s’imposer régulièrement des restrictions
Enquête citée en juillet 2026
27 %
Français pour qui septembre rime avec dépenses plus importantes
Crédoc
51 %
Familles avec enfants inquiètes du surcoût de septembre
Crédoc
70 %
Familles avec au moins trois enfants concernées
Crédoc
3 %
Inflation en septembre sur un an
Insee, cité par Les Echos

Bonial/OpinionWay: restrictions, achats reportés, achats annulés

Le terme revient dans l’étude: un mur de dépenses. Selon une étude Bonial/OpinionWay, la rentrée contraint une majorité de Français à reporter voire annuler des achats.[1] La logique est simple: quand plusieurs postes se déclenchent en même temps, le budget devient un calendrier de renoncements.

Concrètement, la pression ne vient pas d’un seul poste mais de leur empilement. Les ménages doivent gérer les achats scolaires, mais aussi des dépenses de vie courante qui reprennent au même moment. Les arbitrages se font souvent sur ce qui peut attendre, l’équipement, certains achats non indispensables, parfois même des dépenses prévues de longue date.

Autre point. La même enquête évoque l’idée de restrictions régulières. En juillet 2026, 56 % des Français estiment être obligés de s’imposer régulièrement des restrictions budgétaires.[2] Cette donnée donne le décor: quand plus de la moitié du pays dit vivre sous contrainte, la rentrée devient un accélérateur, pas un épisode isolé.

Reste un détail qui compte: la rentrée ne touche pas seulement les familles avec enfants. Elle concerne aussi les jeunes actifs, les étudiants et tous ceux qui font face à des dépenses de reprise, transport, logement, abonnements, équipement. La contrainte est plus visible en septembre, mais elle s’installe sur la durée.

Crédoc: septembre inquiète 27 % des Français, 51 % des familles

Le ressenti est documenté. Dans son enquête bisannuelle sur les tendances de consommation, le Crédoc a interrogé les Français sur leur perception de la période. 27 % répondent que septembre est synonyme de dépenses plus importantes que d’ordinaire, une proportion qui grimpe à 51 % parmi les familles avec enfants, et à 70 % parmi celles qui en comptent au moins trois.[3]

Ces écarts disent beaucoup. Le mois de septembre n’a pas le même poids selon la composition du foyer. Plus il y a d’enfants, plus les dépenses de rentrée se multiplient et plus la marge de manœuvre disparaît. Les achats scolaires ne sont qu’une partie de l’équation: vêtements, activités, organisation du quotidien, tout se remet en place en même temps.

La tension touche aussi les jeunes. Le Crédoc relève qu’un jeune sur deux parmi les 18-24 ans voit arriver cette période avec inquiétude pour des raisons budgétaires.[3] L’installation dans un logement, quand elle a lieu, ajoute une couche de dépenses. Et quand le budget est déjà contraint, la moindre dépense imprévue devient un problème.

Question courte: qui absorbe le choc? Les ménages qui ont une épargne de précaution ou une capacité d’emprunt gardent plus d’options. Les autres doivent trancher. Report d’achat, réduction des sorties, baisse de la qualité ou de la quantité, arbitrage sur les loisirs. La rentrée devient un moment où les inégalités de marge de manœuvre se voient sans filtre.

Pouvoir d’achat: ce qui coince

Arbitrages immédiats
L’étude Bonial/OpinionWay décrit des achats reportés ou annulés sous l’effet d’un empilement de dépenses de rentrée.[1]
Familles plus exposées
Le Crédoc observe une inquiétude nettement plus forte dans les familles avec enfants, jusqu’à 70 % dans les foyers d’au moins trois enfants.[3]
Retour de l’inflation
En septembre, l’Insee mesure 3 % d’inflation sur un an, portée par l’énergie, un poste qui diffuse dans de nombreux prix.[4]
Croissance sous pression
L’Insee abaisse sa prévision de croissance 2026 à 0,4 % du PIB, un contexte qui renforce la prudence des ménages.[5]
Restrictions déjà installées
En juillet 2026, 56 % des Français disent s’imposer régulièrement des restrictions budgétaires, ce qui réduit la capacité à absorber le choc de septembre.[2]

Inflation: 3 % en septembre sur un an selon l’Insee

La rentrée 2026 se joue aussi sur le terrain des prix. Selon Les Echos, l’Insee indique une hausse des prix de 3 % en septembre sur un an, alimentée par la flambée des cours de l’énergie.[4] Le chiffre est scruté parce qu’il agit comme un signal: si l’énergie repart, le reste suit souvent, directement ou indirectement.

Dans le même article, Les Echos citent aussi l’Insee sur le pouvoir d’achat: une baisse sur l’année de 0,4 %.[4] Même limitée, une baisse annuelle change la psychologie des ménages. Elle renforce la prudence, pousse à différer les dépenses, et rend la rentrée plus difficile à financer sans couper ailleurs.

Autre point. Les Echos décrivent une inquiétude face à un choc énergétique et la crainte d’un retour durable de l’inflation, au moment où le projet de budget 2027 est évoqué comme potentiellement peu favorable aux ménages.[4] Ce contexte politique et macroéconomique compte: quand l’horizon est incertain, les ménages protègent leur trésorerie.

La rentrée concentre ce mécanisme. Les dépenses sont là, immédiates. Les revenus, eux, n’augmentent pas au même rythme que les postes les plus volatils. L’énergie est un bon exemple: elle pèse sur le logement, sur les déplacements, sur la chaîne de prix. Et quand elle remonte, la sensation de perdre la main revient vite.

Croissance 2026: l’Insee abaisse sa prévision à 0,4 % du PIB

La pression sur le pouvoir d’achat ne se lit pas seulement dans les prix, elle se lit aussi dans l’activité. Selon TF1 Info, l’Insee a abaissé sa prévision de croissance pour 2026 de 0,7 % à 0,4 % du PIB.[5] Dans le même passage, TF1 Info indique que le gouvernement dit espérer 0,5 %.[5]

Pourquoi ce chiffre compte pour la rentrée? Parce que la croissance, même en prévision, pèse sur le climat économique. Quand l’activité ralentit, les ménages anticipent plus de risques sur l’emploi, sur les heures travaillées, sur les primes, sur la capacité à obtenir un crédit. Les dépenses de septembre deviennent alors un sujet de sécurité financière, pas seulement de consommation.

Reste un détail. TF1 Info mentionne aussi une hausse de taux, évoquant un petit quart de point sur les taux d’intérêt, avec un effet mécanique sur le coût du crédit.[5] Le message est clair: si le crédit coûte plus cher, financer une dépense de rentrée devient plus difficile, surtout pour les ménages déjà au plafond.

Trois mécanismes se combinent. Inflation qui repart sur certains postes, croissance qui faiblit, taux qui remontent. La rentrée de septembre se transforme en révélateur, puis en point de bascule pour les budgets les plus serrés. Et ce qui est reporté en septembre ne revient pas toujours en octobre.

L’essentiel à retenir sur la rentrée

  • Une étude Bonial/OpinionWay décrit un mur de dépenses de rentrée et des achats reportés ou annulés.[1]
  • En juillet 2026, 56 % des Français disent s’imposer régulièrement des restrictions budgétaires.[2]
  • Le Crédoc mesure une inquiétude plus forte dans les familles avec enfants, jusqu’à 70 % dans les foyers de trois enfants ou plus.[3]
  • L’Insee mesure 3 % d’inflation en septembre sur un an, portée par l’énergie.[4]
  • L’Insee abaisse sa prévision de croissance 2026 à 0,4 % du PIB.[5]

Les points de vigilance pour le pouvoir d’achat

Rentrée de septembre: chiffres clés

  • Une étude Bonial/OpinionWay décrit un mur de dépenses de rentrée et des achats reportés ou annulés.[1]
  • En juillet 2026, 56 % des Français déclarent s’imposer régulièrement des restrictions budgétaires.[2]
  • Le Crédoc mesure 27 % de Français qui associent septembre à des dépenses plus importantes.[3]
  • Cette perception monte à 51 % dans les familles avec enfants et à 70 % dans celles ayant au moins trois enfants.[3]
  • L’Insee mesure 3 % d’inflation en septembre sur un an, poussée par l’énergie.[4]
  • L’Insee abaisse sa prévision de croissance 2026 à 0,4 % du PIB.[5]

Cet article a été rédigé avec l' assistance de l' intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.

Julien Juchereau

Écrit par

Julien Juchereau

Rédacteur web d'actualité, Julien Juchereau suit l'actualité de la consommation et décrypte les sujets qui pèsent sur le budget des ménages : énergie, banque, télécoms, logement, santé et droits des consommateurs. Il s'appuie sur les textes de loi et les sources officielles, et vérifie les démarches avant de les expliquer.

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